
On aurait pu construire « le » logiciel de gestion de projet. On a préféré un hub — Bench — et des satellites : Scoper pour le cadrage, Retroplanning pour le planning, Tally pour les coûts, Timely pour le calendrier, Roster pour l’équipe, Tackler pour les tâches, Tracer pour le journal, Shippy pour les livrables.
Comment ça tient ensemble

Chaque satellite est une application à part : son sous-domaine, sa base de données, son dépôt. Ce qui les relie, c’est un SSO maison : un cookie signé, valable sur tout le domaine artisan-digital.eu, qui porte l’identité de l’utilisateur. Bench ouvre le satellite dans un onglet (une iframe, concrètement) en lui passant l’identifiant du projet ; le satellite vérifie la signature et affiche la bonne chose. Pas de cookie, pas d’accès : il renvoie vers Bench.
Pourquoi ce choix
- Remplaçable : si un satellite ne convient plus, on le réécrit sans toucher aux autres.
- Déployable seul : chaque outil se met à jour indépendamment, en quelques secondes, par l’API de l’hébergeur.
- Lisible : un satellite tient dans la tête d’une personne. Le monolithe, non.
- Vendable séparément : Retroplanning a ses propres clients, sans Bench.
Les pièges
Le SSO cross-sous-domaine demande de la rigueur : le cookie doit contenir l’e-mail, les sessions PHP ne se partagent pas entre sous-domaines, une iframe en mode « sandbox » peut bloquer le cookie. Et la dérive entre le code en git et le code en production est un ennemi silencieux : on l’a audité une fois, on ne veut plus le refaire.
Où on en est
Bench, Scoper, Retroplanning et ProjectNaming tournent. Les six satellites sont déployés et branchés, chacun affiche encore sa page « en construction » : le métier arrive un par un, Tally et Tackler d’abord. Tout est détaillé dans la vitrine.